S’orienter vers les métiers du web, c’est choisir un secteur d’avenir qui se diffuse progressivement dans tous les secteurs d’activités traditionnels (banque – finance, tourisme, commerce – vente, enseignement – recherche, pub – marketing, informatique – télécoms, édition – journalisme…). Les demandes sont croissantes, les fonctions et les tâches très diversifiées sont en pleine construction. Les leçons de la cassure de la bulle Internet de 2001 ont été retenues. Le marché est surtout beaucoup plus mature car les usages des derniers produits et services multimédia sont là. Retour sur deux dossiers consacrés à l’orientation après bac qui viennent de sortir et qui traitent des métiers du web – même si ce traitement reste à la marge.
« Métier par métier, secteur par secteur, les diplômes qui marchent » : retour sur le dossier du « Nouvel Observateur » - semaine du 21 février 2008. [Egalement disponible à partir de ce lien : Le nouvel observateur étudiant n°10 : la vraie cote des diplômes 2008. Le titre est un peu surfait. Il n’y a pas de classement de diplômes mais ce guide permet de faire le tri].
Pas moins de dix-huit articles proposent un tour d’horizon très instructif des différents secteurs d’activité traditionnels pour réussir son orientation et ne pas se perdre dans les méandres de l’orientation après bac. Et… nous ne vous le cachons pas, en consultant ces articles, nous avons bu du petit lait…
Parmi les conseils prodigués par les rédactrices du « Nouvel Observateur », nous pourrions tous les reprendre concernant notre formation aux métiers du web : « faites le tour des possibles », « traquez les infos » et « soyez pluridisciplinaires ». En clair, construisez votre parcours en fonction de vos passions (les métiers du web sont des métiers passion) mais aussi et surtout en cernant le plus possible les attentes actuelles du marché (développez votre culture du web, votre connaissance des tendances actuelles et pas seulement dans le domaine artistique).
Il n’y a pas qu’en commerce et en vente où « les littéraires sont bienvenus » en SRC aussi ! Ils apportent aux groupes auxquels ils participent leur ouverture d’esprit, des compétences rédactionnelles, une aisance à l’oral…
Du côté de la pub et du marketing, attention aux paillettes, il faut « se spécialiser ». Et là, les métiers du web sont un choix judicieux. Nous pensons à SRC[*]Média que les temps changent, que le web prend, à vitesse grand V, une place prépondérante dans la pub et le marketing. On parle aujourd’hui bien sûr de communication en ligne, de buzz, de marketing viral… spécifique au web mais aussi de communication à 360°. Sur le web, comme sur les autres supports, acquisition, satisfaction, fidélisation des prospects devenus clients sont des enjeux majeurs de tout projet multimédia.
Concernant l’informatique et les télécoms, c’est « la ruée vers l’ordi » annonce la rédactrice. Hep ! Il n’y a pas que les tuyaux et les logiciels qui ont le vent en poupe, le contenu est important aussi. C’est ainsi que du côté de l’édition et du journalisme, ce n’est « pas forcément la galère ». Les voies traditionnelles – écoles de journalisme – sont en fin de cycle. « Se former au multimédia est presque devenu une obligation ». Il faut surtout être polyvalent et compléter ses compétences rédactionnelles par une maîtrise technique en intégration, en mise en page, en référencement…
Conclusion : de nombreux secteurs d’activité tendent vers les métiers du web sans que la tendance n’ait encore été bien repérée. En fait, dans chaque secteur traditionnel, les compétences en multimédia sont aujourd’hui soit une compétence indispensable soit une compétence complémentaire, à l’image alors de la maîtrise de l’anglais.
« Les huits filières qui marchent » : retour sur le guide de l’orientation 2008 du Figaro, publié le 30 janvier 2008.
Parmi les huit filières qui marchent, la rédactrice de l’article a repéré notre secteur d’activité. « Les métiers du web » font partie des « secteurs qui ne connaissent pas la crise ». En plus, elle parle bien des métiers du web, en tant que nouveau secteur d’activité. Le pied ! La reconnaissance ! L’illumination… Nous lisons…
« Les débouchés sont très variables en fonction des filières ». Oups, ce n’est pas aussi rose… « Les graphistes sont recherchés ». Petite confusion, on parle de web ou de print ? Les infographistes sont très nombreux. De très nombreuses formations permettent de savoir vite utiliser les logiciels de base de la suite Adobe (Photoshop, Illustrator, voire In Design). Par contre, un bon infographiste doit avoir une large culture artistique, savoir répondre aux attentes du client et doit affirmer ses choix. Une compétence technique est indispensable et une spécialisation est vivement souhaitée (3D, Flash, vidéo…). Nous continuons notre lecture…
« Toujours sur le web, les développeurs sont recherchés ». Effectivement, il y a pléthore d’annonces recherchant des développeurs web, avec encore une fois une demande de spécialisation dans certains langages. Des développeurs maîtrisant la programmation orientée objet, développeur front office ou back office, des développeurs maîtrisant les langages de programmation (PHP, ASP.net, Javascript, actionscript, AJAX…) et la gestion de bases de données (MySQL, XML…). Sans oublier les intégrateurs maîtrisant le (X)HTML, les feuilles de style CSS, le flash…
La formation à suivre : « Les BTS d’informatique et de gestion », « les DUT réseaux et télécoms », « les écoles d’ingénieurs en informatique et en télécoms… » Hep ! Il n’y a pas une erreur d’aiguillage ! Ce ne sont pas des formations aux métiers du web mais au secteur de l’informatique ou des télécoms. Où sont les DUT SRC, les licences pros ATC ou TAIS, les masters en multimédia, les écoles type : EID, Gobelins, HETIC, IMAC… ?
Une vraie présentation des formations permettant d’accéder aux métiers du web reste à réaliser…